Pourquoi les moustiques ne piquent-ils pas les gardes-chasse : découvrez leur méthode secrète, et utilisez-la vous-même en pleine nature si vous oubliez le spray.
Je passe une grande partie de mon temps libre en pleine nature : je vais en forêt pour cueillir des champignons, je pars à la pêche, ou je me rends avec ma famille dans des endroits sauvages et méconnus. Partout, le même fléau me guette : des insectes hématophages bourdonnants, capables de « vous dévorer vivant » si le répulsif est resté à la maison ou s'il est épuisé. C'est pourquoi je suis constamment amené à tester des méthodes naturelles contre les moustiques. Je dois admettre qu'elles fonctionnent aussi bien que les sprays, aérosols, spirales et crèmes du commerce.

Fumigation
La première fois que je me suis retrouvé en forêt sans aérosol anti-moustiques, j'ai décidé d'éloigner les suceurs de sang bourdonnants avec de la fumée. Pour cela, j'ai cherché un épicéa, j'ai ramassé quelques aiguilles tombées, je les ai mises dans une tasse en métal et je les ai enflammées. Le résultat ne s'est pas fait attendre : une partie des moustiques a rapidement battu en retraite. Cependant, les aiguilles se sont vite consumées, et j'ai de nouveau entendu un bourdonnement agaçant à proximité. J'ai dû chercher un autre épicéa et refaire le plein d'aiguilles, en remplissant les poches vides de mon sac à dos.
Par la suite, j'ai fait plusieurs autres excursions en nature, lors desquelles je me suis rendu compte que j'avais oublié mon répulsif à la maison. Comme les conifères ne poussent pas partout, j'ai dû me protéger des moustiques par d'autres moyens :
- Jeter dans le feu de l'écorce de chêne préalablement trempée dans l'eau. La fumée des branches ou des bûches enflammées repousse déjà les insectes, mais avec cet ajout, elle devient insupportable pour eux. Le seul problème est qu'il n'est pas possible de faire du feu partout en raison des risques d'incendie de forêt. Sur un territoire « interdit », j'ai isolé la source de feu de l'environnement : par exemple, je brûlais uniquement l'écorce en la mettant dans une haute boîte de conserve. Il n'y avait pas de flammes à proprement parler, l'écorce couvait lentement. Certes, dans ce cas, l'effet de la fumée était moins prononcé.
- Fumiger les tentes, les affaires et soi-même avec de l'absinthe. Selon les croyances populaires, cette plante fait fuir les diables, et selon mes observations, elle chasse à merveille les moustiques et autres moucherons.
- Allumer une torche imbibée de valériane. Comment m'est venue l'idée d'envelopper un bâton avec un vieux chiffon trouvé dans la voiture, puis de l'imbiber de teinture de valériane qui, je ne sais d'où, se trouvait dans la boîte à gants, je ne le comprends toujours pas. Mais l'improvisation a fonctionné : j'ai pu pêcher tranquillement jusqu'au matin, sans subir de multiples piqûres de moustiques.
Astuce de gardes-chasse : le polypore
Lors d'une de mes randonnées en forêt, j'ai rencontré des gardes-chasse. Chacun portait autour du cou une amulette d'aspect étrange : une boîte de conserve suspendue à une fine corde. En m'approchant, j'ai remarqué une autre bizarrerie : de chaque boîte s'échappait un mince filet de fumée.
Intrigué, je n'ai pas pu m’empêcher de demander ce qu’était cet appareil, et j’ai reçu une réponse simple. Comme les gardes-chasse doivent se rendre quotidiennement dans des endroits où les moustiques pullulent littéralement, ils ne souhaitent pas utiliser de « produits chimiques » dangereux pour la santé. Au lieu de sprays, d’aérosols et de crèmes, ils utilisent un amadouvier. Ils trouvent ce champignon en forêt (le plus souvent sur les bouleaux), le coupent en tranches comme du pain, l’allument et le placent dans des boîtes de conserve. Et pour ne pas porter ces boîtes à la main, ils les suspendent à leur cou. Il y a toutefois une condition : l’amadouvier doit être « mort » et humide à l’intérieur.
Depuis ce moment, j’ai moi-même adopté cette méthode. Parfois, sachant qu’il y a beaucoup de bouleaux à l’endroit où je me rends, je ne prends délibérément pas de répulsif avec moi.
Plantes à forte odeur
La fumée est efficace pour se protéger des moustiques. Mais il arrive que l’on ne puisse pas ou que l’on ne veuille pas brûler quelque chose, ou que l’on se lasse de respirer de la fumée et que l’on souhaite de l’air pur. Dans ces situations, j’essaie de trouver l’une des plantes suivantes :
- Achillée millefeuille. Ses feuilles et ses fleurs contiennent de fortes substances aromatiques. Il suffit de cueillir quelques tiges, de les froisser dans les mains pour libérer plus de jus, et de frictionner toutes les zones découvertes de la peau.
- Tanaisie. Elle repousse les suceurs de sang volants de manière moins agressive, mais l’effet est tout de même perceptible. Je fais avec elle exactement comme avec l’achillée millefeuille, mais pour plus de sécurité, je confectionne aussi quelques petits bouquets, je les froisse légèrement du bout des doigts pour renforcer l’odeur, puis je les attache à mes vêtements et à ma coiffure.
- Sureau. La méthode d’utilisation est la même : frotter les feuilles entre les paumes, puis les appliquer sur toutes les parties du corps non couvertes par les vêtements.
Maintenant, vous savez comment vous protéger des piqûres de moustiques sans avoir de répulsif chimique sous la main. J’espère que mon expérience vous sera utile lors de vos sorties en pleine nature.





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